Lundi 27 août 2007
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21:38
San Francisco méritait bien un article pour elle toute seule. Cette ville très diverse nous a vraiment étonnés, et a fait une belle conclusion à ce voyage extraordinaire.
La première chose à laquelle nous avons été confrontés a été les clochards. Ils sont vraiment omniprésents dans la ville, et vous posent systématiquement la même question : "Spare some change ?". Jeunes et vieux, noirs et blancs, hommes et femmes, toutes les catégories sont touchées. Le guide du routard nous dit que San Francisco a la 13e population des États-Unis, mais est 3e en nombre de SDF. Apparemment, les raisons historiques sont multiples : ouverture massive et sans suivi des prisons et des asiles, absence de lieux d'accueil, plus de répression que de solutions constructives... Le résultat est l'impression de vivre dans une ville à deux facettes : la population générale, cultivée, intéressante, habillée à la mode, et une population de sans-abris complètement laissée pour compte.
Notre deuxième rencontre n'a pas été plus réjouissante. Lorsqu'il a fallu prendre le métro (appelé ici MUNI), nous avons vraiment été complètement perdus. Tout d'abord, le réseau est organisé de manière a priori aberrante (mais peut-être papa pourra-t-il éclairer ma lanterne). Il y a 6 lignes qui desservent TOUTES les mêmes 8 stations centrales (en passant sur la même voie), avant de se séparer chacune de leur côté. On dirait en fait plus une unique ligne de RER que 6 vraies lignes de métro. Ensuite, pour payer, la galère continue. Vous avez 3 choix : soit une carte type Técély ou Navigo, que je n'ai toujours pas compris où on l'achetait, soit un pass 3 ou 7 jours en carton, soit enfin en faisant l'appoint au tourniquet. La dernière solution pourrait être pratique s'il y avait des monnayeurs, mais ceux-ci sont inexistants ; donc il faut vraiment faire la collection des quarters pour pouvoir se payer un A/R à 3$. Comme nous restions 4 jours, nous avions opté pour un pass, qui s'achète lui... en dehors de la station ! Et que en liquide s'il vous plaît. Quand vous avez votre fameux pass en carton, vous devez toujours passer devant le responsable de la station pour qu'il vous libère un tourniquet. Bref, la galère...
Mais à part ces petits éléments désagréables, la ville a un charme indéniable. Les cable-cars qui serpentent les rues en pentes, les vieilles maisons victoriennes, les quartiers très différents les uns des autres : tout est source d'émerveillement.
Nous avons commencé par visiter la prison d'Alcatraz. Cet ancien fort, reconverti en prison en 1934 avant d'être abandonné en 1963, est sur une île à une dizaine de minutes de la ville. Vent violent et température fraîche garantis ! La visite audio, réalisée par d'anciens détenus ou matons, est vraiment passionnante : on se sent dans Prison Break pendant deux heures. Après cette visite instructive, nous sommes partis à l'assaut des rues de la ville. North Hill (le quartier italien) et Chinatown pour le dépaysement, puis Market Street pour le shopping. Le porte-monnaie est un peu vide des achats précédents, mais on se rend aussi compte que c'est le dernier moment pour acheter ce qu'on ne trouvera plus une fois en France.
Le lendemain, nous sommes partis pour Haight-Ashburry, l'ancien quartier hippy de la ville, maintenant reconverti en zone de "shopping alternatif", de tatouage et autres piercings. D'ailleurs, je me suis fait faire un magnifique tatouage sur mon... non, je plaisante, je voulais juste réveiller les quelques lecteurs qui s'endormaient devant leur écran. Bref, après Haight-Ashburry, nous avons enchaîné par une bonne ballade dans le Golden Gate Park, puis le long de la plage pour voir le fameux Golden Gate, dans le brouillard. Puis nous sommes allés visiter le Castro, le quartier gay. Après avoir vu ceux de Montréal, Chicago et Toronto, je dois avouer que je n'ai pas été pas été particulièrement étonné. Des drapeaux qui flottent, quelques magasins aux vitrines subversives, de la musique qui s'échappe des bars : du déjà-vu quoi. Nous avons décidé de ne pas sortir ce soir là, et de garder nos forces pour le lendemain, un vendredi soir.
Vendredi donc, nous avons commencé par nous balader (encore) dans les rues en pente de la ville : Lombard Street et ses tortillons, Fulton Street et ses 26% de pente, Hyde Street et ses cable-cars... Puis nous nous sommes rendus à Mission, le quartier Hispano de la ville, avec ses fresques immenses sur les immeubles. Et enfin, nous nous sommes aventurés à Castro by night, pour notre dernière soirée ensemble. Comme nous étions hébergés chez Jean, en banlieue de San Francisco, nous avons du attendre le premier train à 8h du matin pour rentrer. Nous avons donc passé 4 heures à sommeiller en boite, prêt d'un faux feu de cheminée, puis sommes allé prendre un café avant de nous diriger à la gare.
Le samedi, nous avons dormi, dormi, et dormi. En nous réveillant à 16h, nous voila en train de commencer notre décalage horaire : on est passé de l'heure américaine à l'heure japonaise, c'est déjà un début. Puis nous sommes allé à l'aéroport d'où je vous écris. Julien vient de prendre son vol pour Charlotte à 22h30, alors que moi j'attends mon vol de demain midi sur une banquette d'aéroport, plutôt confortable. J'écoute la BO de Brokeback Mountain, et je me souviens de tout ce qu'on aura vécu pendant ces 3 semaines : la joie intense quand j'ai vu Julien à New York, les longs trajets en voiture, les accueils vraiment formidables de tous les gens qu'on a rencontré, les engueulades sur la nourriture ou sur la musique à mettre en voiture, les innombrables couchers de soleil sur des paysages tous plus beaux les uns que les autres...
Enfin voila, ce blog se termine sur cet article. Merci à tous de m'avoir lu jusqu'ici, et j'espère que vous aurez pu découvrir une partie des Etats-Unis par procuration. J'ai vraiment un milliard de souvenirs dans ma tête, qu'ils soient de Floride ou de ce road trip fantastique. L'herbe était très verte ici, gageons qu'elle le sera toujours en France !
La première chose à laquelle nous avons été confrontés a été les clochards. Ils sont vraiment omniprésents dans la ville, et vous posent systématiquement la même question : "Spare some change ?". Jeunes et vieux, noirs et blancs, hommes et femmes, toutes les catégories sont touchées. Le guide du routard nous dit que San Francisco a la 13e population des États-Unis, mais est 3e en nombre de SDF. Apparemment, les raisons historiques sont multiples : ouverture massive et sans suivi des prisons et des asiles, absence de lieux d'accueil, plus de répression que de solutions constructives... Le résultat est l'impression de vivre dans une ville à deux facettes : la population générale, cultivée, intéressante, habillée à la mode, et une population de sans-abris complètement laissée pour compte.
Notre deuxième rencontre n'a pas été plus réjouissante. Lorsqu'il a fallu prendre le métro (appelé ici MUNI), nous avons vraiment été complètement perdus. Tout d'abord, le réseau est organisé de manière a priori aberrante (mais peut-être papa pourra-t-il éclairer ma lanterne). Il y a 6 lignes qui desservent TOUTES les mêmes 8 stations centrales (en passant sur la même voie), avant de se séparer chacune de leur côté. On dirait en fait plus une unique ligne de RER que 6 vraies lignes de métro. Ensuite, pour payer, la galère continue. Vous avez 3 choix : soit une carte type Técély ou Navigo, que je n'ai toujours pas compris où on l'achetait, soit un pass 3 ou 7 jours en carton, soit enfin en faisant l'appoint au tourniquet. La dernière solution pourrait être pratique s'il y avait des monnayeurs, mais ceux-ci sont inexistants ; donc il faut vraiment faire la collection des quarters pour pouvoir se payer un A/R à 3$. Comme nous restions 4 jours, nous avions opté pour un pass, qui s'achète lui... en dehors de la station ! Et que en liquide s'il vous plaît. Quand vous avez votre fameux pass en carton, vous devez toujours passer devant le responsable de la station pour qu'il vous libère un tourniquet. Bref, la galère...
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| Devant Alcatraz |
Le Golden Gate |
Mais à part ces petits éléments désagréables, la ville a un charme indéniable. Les cable-cars qui serpentent les rues en pentes, les vieilles maisons victoriennes, les quartiers très différents les uns des autres : tout est source d'émerveillement.
Nous avons commencé par visiter la prison d'Alcatraz. Cet ancien fort, reconverti en prison en 1934 avant d'être abandonné en 1963, est sur une île à une dizaine de minutes de la ville. Vent violent et température fraîche garantis ! La visite audio, réalisée par d'anciens détenus ou matons, est vraiment passionnante : on se sent dans Prison Break pendant deux heures. Après cette visite instructive, nous sommes partis à l'assaut des rues de la ville. North Hill (le quartier italien) et Chinatown pour le dépaysement, puis Market Street pour le shopping. Le porte-monnaie est un peu vide des achats précédents, mais on se rend aussi compte que c'est le dernier moment pour acheter ce qu'on ne trouvera plus une fois en France.
Le lendemain, nous sommes partis pour Haight-Ashburry, l'ancien quartier hippy de la ville, maintenant reconverti en zone de "shopping alternatif", de tatouage et autres piercings. D'ailleurs, je me suis fait faire un magnifique tatouage sur mon... non, je plaisante, je voulais juste réveiller les quelques lecteurs qui s'endormaient devant leur écran. Bref, après Haight-Ashburry, nous avons enchaîné par une bonne ballade dans le Golden Gate Park, puis le long de la plage pour voir le fameux Golden Gate, dans le brouillard. Puis nous sommes allés visiter le Castro, le quartier gay. Après avoir vu ceux de Montréal, Chicago et Toronto, je dois avouer que je n'ai pas été pas été particulièrement étonné. Des drapeaux qui flottent, quelques magasins aux vitrines subversives, de la musique qui s'échappe des bars : du déjà-vu quoi. Nous avons décidé de ne pas sortir ce soir là, et de garder nos forces pour le lendemain, un vendredi soir.
Vendredi donc, nous avons commencé par nous balader (encore) dans les rues en pente de la ville : Lombard Street et ses tortillons, Fulton Street et ses 26% de pente, Hyde Street et ses cable-cars... Puis nous nous sommes rendus à Mission, le quartier Hispano de la ville, avec ses fresques immenses sur les immeubles. Et enfin, nous nous sommes aventurés à Castro by night, pour notre dernière soirée ensemble. Comme nous étions hébergés chez Jean, en banlieue de San Francisco, nous avons du attendre le premier train à 8h du matin pour rentrer. Nous avons donc passé 4 heures à sommeiller en boite, prêt d'un faux feu de cheminée, puis sommes allé prendre un café avant de nous diriger à la gare.
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| Les tortillons de Lombard Street |
Un zoli Cable-car |
Le samedi, nous avons dormi, dormi, et dormi. En nous réveillant à 16h, nous voila en train de commencer notre décalage horaire : on est passé de l'heure américaine à l'heure japonaise, c'est déjà un début. Puis nous sommes allé à l'aéroport d'où je vous écris. Julien vient de prendre son vol pour Charlotte à 22h30, alors que moi j'attends mon vol de demain midi sur une banquette d'aéroport, plutôt confortable. J'écoute la BO de Brokeback Mountain, et je me souviens de tout ce qu'on aura vécu pendant ces 3 semaines : la joie intense quand j'ai vu Julien à New York, les longs trajets en voiture, les accueils vraiment formidables de tous les gens qu'on a rencontré, les engueulades sur la nourriture ou sur la musique à mettre en voiture, les innombrables couchers de soleil sur des paysages tous plus beaux les uns que les autres...
Enfin voila, ce blog se termine sur cet article. Merci à tous de m'avoir lu jusqu'ici, et j'espère que vous aurez pu découvrir une partie des Etats-Unis par procuration. J'ai vraiment un milliard de souvenirs dans ma tête, qu'ils soient de Floride ou de ce road trip fantastique. L'herbe était très verte ici, gageons qu'elle le sera toujours en France !






